Jean Shaoul, membre du Socialist Equality Party et professeur à la faculté des sciences économiques à l’université de Manchester, a été invitée le 26 novembre pour parler devant les étudiants occupant l’amphithéâtre B de l’immeuble Roscoe de l’université. Elle faisait partie d'un groupe de maîtres de conférences invités à parler de la crise économique et de ses implications lors d'un « teach-in » (protestation par occupation de l’université, avec cours et débats permanents.)
Entre 90 et 100 étudiants ont assisté à la conférence donnée par Shaoul, correspondante du World Socialist Web Site, et spécialiste de la politique du Moyen-Orient.
Quelque 50 étudiants de l’université de Manchester avaient commencé l’occupation de l’amphithéâtre mercredi, la faisant coïncider avec les protestations nationales contre les coupes sociales et l’augmentation des frais d’inscription.
Dans ses commentaires Shaoul a expliqué que « le droit à l’éducation de la prochaine génération était attaqué.
Au moment où en Grande-Bretagne les étudiants et lycéens organisent une troisième journée d’action contre les coupes brutales dans l’éducation, il est nécessaire de faire le point sur ces expériences.
Les protestations des étudiants le 24 novembre dans le centre de Londres étaient le deuxième événement de ce genre à être la cible d’une attaque pré-arrangée de l’Etat. Les manifestants avaient planifié un rassemblement devant Downing Street à la fin de la manifestation, pour lequel ils avaient reçu l’autorisation de la police. Ceci a été arbitrairement invalidé au moment où la police est intervenue pour piéger le cortège alors qu’il se dirigeait vers Whitehall [le centre administratif du gouvernement britannique].
Des milliers de jeunes étudiants et travailleurs sont attendus dans une manifestation à Québec aujourd’hui pour s’opposer à la hausse des frais de scolarité que veut leur imposer le gouvernement libéral de Jean Charest. Ce même jour aura lieu la rencontre des partenaires en éducation regroupant, entre autres, des représentants des administrations d’université et de cégep, les organisations représentant la grande entreprise, des associations étudiantes et les grandes centrales syndicales. Le sujet principal de cette réunion sera une hausse significative des frais de scolarité universitaire au Québec. Les recteurs demandent une augmentation des droits de scolarité de 500 $ chaque année pendant trois ans à compter de 2012. Ils seraient presque doublés si cette proposition était mise en œuvre par le gouvernement Charest. Depuis le dégel des frais de scolarité en 2007, les frais de scolarité ont déjà augmenté de 30 pour cent.